Montagnard dans le brouillard: " le Poète est semblable au prince des nuées, qui hante la tempête et se rit de l'archer, exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l'empêchent de marcher" (l'Albatros) 

 Dent de Llardana et Forquetas            04 et 05 Septembre 2007 Michel et Luc Girardin Daniel Duprat


Départ de Viados 1740m à 15h, arrivée à l’Ibon de Millas 2358m vers 17h, très beau temps un peu frais et cadre superbe.

On trouve un emplacement de bivouac idéal, à gauche du barrage à l’abri du vent du Nord, où on monte nos tentes.

Soirée agréable jusqu’au coucher du soleil, ensuite la fraîcheur nous renvoie rapidement dans nos duvets.

Le lendemain matin, toujours sous un ciel sans nuage, nous prenons vers 7h30 la direction du collado d’Eristé 2860m atteint vers 9 h , puis nous gagnons les contreforts Est de la Diente Royo pour rejoindre sans perdre trop d’altitude le Forau de la Neu , emplacement de l’ancien glacier des Posets.

Nous remontons sous la Dent de Llardana par le couloir qui aboutit sur le haut du Canal Fonda voie d’accès aux Posets depuis le refuge Angel Horus.

De là nous montons à la Dent de Llardana et sommes au sommet vers 11h15. Reprenant le même itinéraire, nous retrouvons le col d’Eristé à 13h.
 
Nous atteignons assez facilement la Forqueta S.E puis la Norte et à 14h30 nous retrouvons nos sacs au col pour redescendre au bivouac à 15h30.

Repas, démonte des tentes et retour à Viados à 1Une journée bien remplie, aux dires du Team Girardin !!
  

 
Bardamina 3079 m  Pic inférieur de la Paul 3061 m  Pic de la Paul 3053 m Jean Marc et Daniel28.29.30 Juin 2006
 
En quittant la direction de Bénasque , pour monter par une petite route au parking de départ (1520m) de la sente qui mène au refuge Angel Horus,on se heurte à un panneau de fermeture provisoire pour travaux. Notre projet initial (Forqueta+Dent de Llardana ) tombe à l’eau !
Après consultation de la carte, nous décidons de prendre la vallée d’Estos et de faire la crête Pic de la Paul-Bardamina.
Départ du parking mercredi à 1300m vers 15h sous un ciel menaçant, arrêt à la cabane de Santa Ana 1540m pour laisser passer l’orage, nous trouvons vers 17h30 la cabane de Turmo1750m occupée par le berger, nous laissons le refuge d’Estos 1890m vers 18h30 pour atteindre une heure plus tard vers 2100m les pelouses accueillantes sous le col de Ghistain, face au vallon de la Paul.
Ce val d’Estos est superbe mais le chemin est long et dénivelle peu ! Nous décidons de planter la tente au milieu des marmottes, près d’une petite source avec à l’Est l’Anéto en fond de décor ; un vrai paradis !
Le jeudi, lever 6h départ 7h, très beau temps. Nous emmenons piolets et crampons, pensant trouver un névé sous le collado de la Paul 3060m exposé plein Nord et assez pentu, mais décidément cette année la neige a pris ses quartiers d’été très tôt ce qui présume d’un manque d’eau dans les torrents en Août et Septembre.
Depuis le col de la Paul où nous laissons notre matériel inutile, nous prenons pied rapidement sur le premier sommet, le pic inférieur de la Paul 3081m et suivons l’arête facile qui mène au pic de la Paul 3053m. Ensuite les choses se corsent un peu, l’arête devient plus fine avec quelques passages sans trop de possibilités d’échappatoires sur les cotés mais rien de terrible.
 La brèche barrant l’accès au Bardamina nous paraissant ardue, nous redescendons coté Sud pour y accéder plus aisément (ce qui est une erreur !) .La montée au Bardamina depuis cette brèche est facilitée par une cheminée cairnée sur le coté droit


Eriste Norte 3025m        Eriste Grande 3053m       Eriste Sud 3045m               29.30 juin 2003 Jean Marc et Daniel


 

Au départ de Plan nous prenons la longue piste qui monte au Puerto de Sahun 2000m puis une autre piste qui mène plein Nord au Bal de Barbarista, on laisse notre véhicule à 1800m avant la cabane de bergers après avoir traversé le torrent Aiguetat de Llisat.

On prend une sente qui remonte la rive gauche du ruisseau et on rejoint au bout d’une heure trente l’ibon de Barbarisa 2330m sur les bords duquel nous établissons notre bivouac.

Le lendemain, nous nous dirigeons plein Est vers le collado de la Ribereta 2538m et prenons l’arête vers le Nord en évitant par la droite le Pico Baixo pour atteindre le petit lac sous les Eriste Sur et Norte et continuer la progression à flanc dans rocailles et névés pour contourner la base du Norte et prendre pieds sur
la voie en provenance du Bal de Baguena et gagner facilement le sommet.


Nous revenons sur nos pas pour contourner à nouveau la base et remonter à la brèche 2984m entre l’Eristé Norte et Grande , de ce sommet nous rejoignons une hourquette qui nous permet de monter par un contrefort sur l’Eristé Sud,

Puis retour au campement par le même itinéraire qu’à la montée.

 

 

 
 


 
    
  
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Posets par l'arête des Espadas  22 ET 23 AOUT 2004 JEAN MARC.MICHEL.JACQUES .DANIEL  
 
Départ d’ASTAFFORT samedi à 10 h , arrivée au refuge (encombré) de VIADOS 1745 m à 15h. Direction le col d’ERISTE 2860m par la sente qui mène aux ibons de MILLARS 2350m . A 2500m , au dessus des ibons et 300m sous le col , nous trouvons un superbe emplacement de bivouac . Michel et moi posons nos sacs sur ce gazon accueillant , mais Jean Marc et Jacques voulait un site de camping plus haut vers le col pour raccourcir la course du lendemain , ils continuaient donc 150m au dessus pour finalement redescendre sur notre pelouse ( le rare espace verdoyant trouvé tenais plus du bivouac pour fakir , parsemé de cailloux pointus et peu avenant ! ) . Le lendemain , une dure journée nous attendait et à 21h sous l’effet conjugué du rosé corse de Jacques , du rouge St SARDOS (priez pour nous) et de …..St Imovane , le campement mettait les yeux en panne . A 4h30 je sonne le réveil et à 5h10 la troupe s’ébroue vers le col d’Eristé à la loupiote . Les premiers sommets de la crête au départ du col étant jugés sans intérêt (de toute façon il faisait nuit) et surtout compliqués à escalader (passage de IV sup ) , nous contournons la crête par son versant Est dans des éboulis déversants peu commodes pour atteindre la base de la DIENTE ROYO 3010m au sommet de laquelle nous étions à 8h .De ce sommet , on ne devait plus quitter l’arrête jusqu’aux Posets et on enchaînait sur un rocher agréable et aérien le TUCON ROYO 3121m puis le TUCON BLANCO 3125m . Petite variante tout de même pour faire le TUC DEL FORAU DE LA NEU 3080m à l’écart de l’arrête qui nous imposait une descente en diagonale depuis le col des Pavots . De ce sommet nous remontons par un éperon pour rejoindre la crête principale au niveau de la première pointe des ESPADAS 3325M pour aborder ensuite la pointe dominante 3332m Le passage spectaculaire de l’étroite taillante de la TUCA DE LLARDANETA nous a donné l’occasion de sortir la corde du sac , mais finalement elle nous a moins impressionné que la description du topo nous le laissait envisager . Jacques l’a pratiquement passée en courant en faisant le cormoran avec les bras (photo) , de temps en temps il lui arrive aussi de faire le barbeau !!
La sortie de la taillante donnant sur un ressaut coté III Sup, nous avons suivi le judicieux conseil du topo très détaillé de JUSNEL , en prenant une vire exposée mais façile versant Ouest donnant sur une cheminée qui nous remonte sans problème sur l’arête pour atteindre la TUCA DE LLARDANETA 3311m puis le PIC ROUGE DE LLARDANA 3290m .De là nous redescendons sur le col Arlaud et par un raide éboulis nous atteignons le sommet des POSETS 3369M très fréquenté par nos amis espagnols .Pour la descente , Michel et Jean Marc , choisissaient l’option directe tout schuss dans les éboulis du Forau de la Neu , tandis que Jacques et moi prenions l’arête de la voie normale jusqu’au débouché de la « voie royale » au pied Nord de la DENT DE LLARDANA où un couloir raide mais façile nous ramenait auprès de nos compères . Rejoindre le col d’Eristé fut assez pénible , nous étions de retour au bivouac à 15h45 pour retrouver el coche à Viados à 19 h soit 14h de marche arrêts inclus (2h environ ) .Comme dit Michel « ce n’est pas de la gaudriolle » !!!
4 h de route nous attendaient pour rejoindre Astaffort , on en a profité pour refaire le monde , si ce n’est pas efficace cela a eu le mérite de tenir éveillé notre chauffeur !
        
 

Les POSETS 3375   Juin 1994  Jean Marc, Raymond, Pascale et Daniel
 Après Eriste sur la route de Bénasque on prend sur la gauche une route qui se transforme en piste jusqu’à 1350m où nous laissons le véhicule.
 
La montée jusqu’au refuge Angel Orus 2095m se fait sous une pluie fine et 100m sous le refuge nous croisons un groupe d’espagnols qui nous informent : « el refugio esta lleno ! » .

En effet le refuge, non gardé pour cause de rénovation et extension était gavé de chez gavé.

Nous utilisons tôles, parpaings et chevrons plus une vielle bâche trouvés à proximité du chantier pour construire sous l’œil médusé de nos compères ibériques, une cabane sommaire mais étanche où nous passons la nuit au sec.

Le lendemain étant un autre jour, il ne pleut plus, et bien que le vent soit très fort nous partons en direction du sommet.
 
Nous trouvons la neige une centaine de mètres avant de prendre le Canal Roya sous la Dent de Llardana, et c’est sous une véritable tourmente que nous montons l’'arête sommitale en crampons.
 

Les conditions étant peu propices on ne s’attardaient pas au sommet.
                        


                          
 
                                    
 
 
  
 Pic des Vétérans 3 125 m   Gemellos 3160 m                     03 ET 04 OCTOBRE 2005  Jean Marc et Daniel
 
 
  Le programme initial de Jean Marc était très ambitieux pour la saison : départ de Viados , bivouac au col de Gistain le premier jour , le lendemain , pics des Vétérans et des Jumeaux , descente sur le vallon de la Paul , remontée au col éponyme , pics de la Paul et Bardamina , longer le flan Est des Posets , Diente de Llardana , bivouac près du lac de Llardana le deuxième jour puis le troisième montée au col d’Eristé ascension de la Forqueta au passage et retour à Viados . Excusez du peu , mais le chef en vieillissant a les dents longues !Les conditions météo ont bouleversé nos plans ; il fallut s’arrêter à la cabane d’Anes Cruzes 2120m le lundi soir , un vent de Nord violent et glacial rendait le bivouac à 2600m des plus inconfortable. On ramenait donc la voile pour faire le lendemain mardi le pic des Vétérans ( bien que n’ayant pas encore l’âge vénérable de notre ami Pierre Merle , nous faisons partie de cette catégorie)et le pic des Jumeaux .

Nous avons eu le soir l’agréable surprise d’accueillir dans notre cabane délabrée, Zoé une hollandaise vivant à Barcelone, qui faisait la traversée des Pyrénées par le GR 11 . Un tiers de français , un tiers d’anglais et un tiers d’espagnol nous permit de faire plus ample connaissance et le soir venu devant la cheminée elle roula un tarpé de kif et nous proposa le calumet de la paix !En bons gascons et pour garder les idées claires on se contenta du bon vieux « ricou » et Jean Marc de ses Gauloises blondes . Bien que récente, la cabane est particulièrement abîmée : plus de porte, elle est sur le toit pour fermer un trou béant (!!!) et il manque un tiers de la toiture emportée par le vent , mais compte tenu des circonstances nous étions mieux devant un bon feu avec Zoé que 500m plus haut sur la neige et en plein vent !
Le mardi matin à 7 heures nous laissons notre compagne roulée dans son duvet et ses vapeurs de kif et partons à la frontale en direction du col de Gistain . A 5 min de la cabane en traversant le ruisseau , je pose un pied sur un bloc gelé et je me paye un bain de siège dans l’eau glacée !!! Bonne mise en conditions !
   
 En 1h15 nous sommes au col , 1 h de plus pour atteindre la crête , le vent de Nord soufflait toujours en rafales et les rochers étaient recouverts de givre . Il fallut redoubler de prudence pour escalader l’arête et atteindre le sommet des Vétérans à 11h15 soit près de 2 h sur une crête longue avec 3 beaux ressauts et une partie assez fine . Heureusement , arrivés là , le vent se calmait et après une pause de 30 min , le téméraire Jean Marc continuait l’arête jusqu’au pic des Jumeaux pendant que je me refaisais une santé . Une heure après il était de retour et on reprenaient la crête en sens inverse . De retour à la cabane à 15 h nous décidons de rentrer à la maison , la journée ayant été bien remplie sans compter les 4 h de voiture entre Viados et Astaffort.