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PYRENEES ARAGONNAISES 

PERDIGUERE

 
Le Pic des Spijeoles
Les Gourgs Blancs
Pic Navarro, Rabada etc
Seil de la Baque et Lézat




 

"seuls les fous considèrent que l'art est supérieur à la nature"
 
  LES GOURGS BLANCS              Jean Marc Michel Daniel
 
Le programme s’est parfaitement déroulé jusqu’aux GOURGS BLANCS , la crête est superbe , en bon granit , un vrai régal !!La descente sur la brèche entre GOURGS BLANCS et ARLAUD est sans problème . Par contre avant d’attaquer l’ARLAUD , je demande innocemment à Jean Marc la voie de descente , lorsqu’il me montre la cheminée qui donne sur le glacier des GOURGS BLANCS , la perspective d’une grosse galère me fait subitement ressentir toute la fatigue de la journée et je laisse les 2 intrépides faire l’aller retour .ANGULO dans son topo précise que cette voie n’est plus utilisée tant la baisse du glacier complique la partie basse ; ajoutons à cela que la partie haute est complètement délitée , bref un coup à prendre une pierre sur le cabestron (sans casque évidemment ) et à se retrouver en bout de rappel pendu 3 ou 4 m au dessus de la rimaye ( la paroie étant surplombante on ne voyait pas le bout de la corde !!). Mais non , le chef à de la dore , pas de pierre sur la tronche pourtant ça a un peu bombardé et en plus j’ai atterri le premier sur la lèvre de la rimaye avec ….1 m de corde en rab !! L’heure avançant ( partis à 6 h nous sommes rentrés au bivouac à 21h ) le chef dans sa grande sagesse annula la dernière partie du programme que l’on aurait peut être terminée à 2 h du mat !!!
On en avait plein les bottes , mais le compteur de Marco affiche 110 trois mille , celui de Michel +6 et le mien +5 (nous on ne compte pas encore). Re dodo sous les tentes pour lever dimanche 5h , retour à MIRADOUX à 11h15. MICHEL était à l’heure pour son repas de notables .La tranche horaire 14h/15 h entre la poule farcie et le gigot a du être difficile pour lui , pourvu qu’il n’ait pas piqué du nez dans l’assiette du procureur ou de la notairesse !!
 

 

     
Pic Rabada 3045m    Pic Navarro 3043m   Aiguille Jean Garnier 3026m    Tusse de Remugne 3041m  

Jean Marc et Daniel   26.27 et 28 Juillet 2006
Départ à 1610m du Puente de Literola vers 15H15, remontée du vallon éponyme en direction de la cabane del Forcallo 1990m (1H30) occupée par le berger, nous suivons le torrent jusqu’à l’Ibonet de Literola 2460m où nous décidons de bivouaquer , juste au pied du Perdigueret 2804m. Le lendemain à 7H nous prenons la direction de la Forca de Remugne (2945m) que nous contournons par son flanc Ouest pour atteindre le col de Remugne, puis par un épaulement pierreux mais débonnaire la Tusse de Remugne 3041m ( 2H30 depuis le bivouac).Du sommet, nous descendons à un petit collet pour prendre pied sur l’arête qui remonte plein Est jusqu’au Maupas. Nous atteignons sans trop de difficultés le Pic Rabada 3045m et le Pic Navarro 3043m après 1H30. Le passage de la brèche entre les 2 pics est fin et très exposé et a nécessité quelques assurances et mouvements de cordes. Le retour jusqu’à la Tusse a été un peu plus rapide, et on décidait de grignoter un peu. De là nous passons le Col des Crabioules pour accéder très rapidement à l’Aiguille Jean Garnier 3026m, dernière sentinelle avant l’impressionnante arête des Crabioules….. que nous ferons une autre fois !!! Après avoir envisagé la descente sur le cirque de Literole par le couloir Sud du Col des Crabioules, nous renonçons au bout d’une dizaine de mètres tant la voie est croulante et délicate. Nous préférons revenir sur la Tusse et prendre une voie compliquée mais facile sur l’Ibon Blanco de Literola 2743m .De ce lac Jean Marc le "Hardi " se voyait remonter au Col Supérieur de Literole pour atteindre le Perdiguère 3222m que nous avions fait un lointain printemps. En fait ce qui intéressait le bougre et que nous avions délaissé à l’époque, est le Hito Oriental du Perdiguère 3170m d’où une large arête permet la redescente sur le déversoir de l’Ibon Blanco. Mais nous avions laissé pas mal de « jus » dans la distraction précédente et la voix de la raison (la mienne !) nous faisait renoncer à cet accessit juste au moment où quelques goûtes orageuses et annonciatrices accompagnaient notre retour au bivouac atteint vers 17H.
La nuit fut assez agitée de 1H à 3H par un violent orage qui emmena un peu d’humidité dans les tentes.Le lendemain lors de la redescente (2H30) nous sommes tombés nez à bec avec une colonie de vautours fauves picorant dans l’herbe que nous avons approchés à une centaine de mètres (photo).
 
 

 

Les Pics des Seil de la baque et lézat    depuis le refuge du Portillon              5 /6 et 7 septembre 2005       Jean-Marc et Daniel

 
 
Départ des granges d’Astau à 14h30 sous un ciel de plomb. Entre le lac d’Oo et le refuge d’Espingo premières gouttes d’un violent orage d’eau et de grêle qui ne nous a pas lâché pendant 1h30 jusqu’à moitié pente entre la coume de l’Abesque et le haut du verrou du Portillon . Arrivée au refuge vers 19h15 complètement rincés. Heureusement le gardien du refuge , très sympathique (à recommander ) , nous proposait un radiateur électrique pour faire sécher nos liquettes .
Mardi, départ 7h15 , ciel maussade et perspectives météo peu optimistes . Nous découvrons en passant la Tusse de Montarqué beau belvédère de 2889m sur l’ensemble des massifs du luchonnais , puis nous laissons sur notre droite le col du Pluviomètre pour grimper par un triste glacier au pic Audoubert 3045m premier sommet de la chaîne des Seil de la Baque où nous arrivons vers 10h . Nous enchaînons ensuite toute crête le pic Occidental 3097m , puis l’Oriental 3103m et enfin le pic du Seil de la Baque 3110m atteint vers 11h . L’idée originelle du chef était de continuer jusqu’au pic du Portillon 3000m en passant la fameuse brêche cotée III , puis de redescendre par le col du Portillon d’Oo et le glacier vers le refuge en contournant le lac sous le pic Royo . Mais un coup de tonnerre annonciateur nous faisait remonter l’arête dare-dare et au moment où on commençait la descente vers 11h30 par un éperon qui ramène au col du Pluviomètre un orage de neige et grêle rafraîchissait notre enthousiasme . Le retour au refuge fut des plus prudent sur des rochers particulièrement glissants ! Le lendemain mercredi , météo toujours incertaine selon le gardien , nous décidons d’escalader le Lézat 3107m par la voie normale , c'est-à-dire par le couloir le plus à droite du pierrier sud . Le topo assez imprécis conseille de prendre dans sa partie supérieure un autre couloir sur la gauche plus facile pour gagner la crête . Mais tout à notre plaisir nous n’avons pas vu ce couloir et on accédait à la crête du mauvais coté d’une brèche verticale d’une dizaine de mètres qui compliquait sérieusement l’accès à l’arête sommitale . Le temps que je redescende à la recherche du fameux couloir , l’intrépide Jean-Marc en profitait pour escalader une pointe en direction des Crabioules ( et un 3000m de plus dans sa besace soit 131 au compteur ! ) Après quelques improvisations dans la voie nous atteignons le sommet vers 10h30 . L’orage de la veille , en laissant de ci de là des petites plaques de grêlons a gêné quelque peu l’adhérence mais nous étions de retour au refuge à midi juste….. au moment choisi par le brouillard pour envelopper le cirque du Portillon !
A 13h on reprenait le long ….long …chemin des granges d’Astau .
 

 

 

LE PIC DE SPIJEOLES             24 et 25 juillet 2003   Jean-marc

 
 Premier jour
 L’objectif initial est d’aller bivouaquer à la coume de l Abesque ( vers 2100 m) et de repartir à l’aube avec le gros sac pour le monter jusque vers 2800, niveau auquel je compte bivouaquer le lendemain soir... après avoir enchainé un nombre indéterminé (mais impressionnant )de  3000.(arête spijeoles- belloc,puis seilh de la baque … Après avoir contourné le lac Saussat .je reprends la montée  sur un sentier qui est par endroit véritablement « dallé ».Peu avant l’altitude de la coume de l’Abesque Je suis confronté à une profusion de cairns et à un dilemme cornélien : Un bon sentier part à droite, et c’est manifestement celui qui conduit au sommet des Sijeoles que je comptais  emprunter demain. Mais il est évident que la coume de l’Abesque est en plein brouillard alors que plus haut, il doit faire beau et sec. Ne me sentant pas au bout du rouleau Je tourne a droite et j’attaque la montée. Parce que maintenant
on peut dire que ça monte. Après avoir un peu serpenté dans un zone herbeuse ,le sentier attaque franchement un éperon rocheux .Bien que le cheminement reste évident ,ça devient un autre sport : les pauses se multiplient, je regarde de plus en plus fréquemment l’altimètre et je commence à y laisser pas mal d’énergie...
Mais mes effort sont récompensés: en arrivant sur le balcon du cirque je sors du brouillard et le spectacle est grandiose : Au dessus de la mer de nuages le soleil couchant éclaire encore la partie supérieure du Quayrat et du Lézat  En envisageant les choses sous un angle plus pragmatique, Je suis sur une pente herbeuse assez raide, et il ne faudra pas se montrer trop exigeant sur l’emplacement du bivouac. Après une rapide inspection Je me fais une raison
et j’opte pour une petite goulotte perpendiculaire à la pente. Comme elle fait au mieux quarante centimètres de large, pas question de planter la tente.
Le sac déposé je sors mes gourdes et pars un peu inquiet a la recherche d’un  filet d’eau. Coup de chance j’en trouve un, certes petit, mais plus proche que prévu.  Je vis l’astre des nuits se lever derrière le Quayrat vers 4 h  et demie, et le jour commençait à poindre au dessus de la mer de nuage, vers 5 h et demie lorsque brutalement et sans prévenir, le sommeil me prit.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
Le lendemain je démarrai dans un chaos de gros rochers.puis par un terrain plus facile je parvins au dessus lac glaçé.
Laissant la mon gros sac, épuisé et pas du tout ravi,je me hissai jusqu'au rebord du balcon dont le passage est  un peu plus fin,pour gagner sans autre difficulté le sommet du Spijeoles d'ou je contemplai tristement l'arète facile menant aux Pics Belloc. Le temps devenu menaçant, finit de me convaincre de battre en retraite. La redescente avec  mon gros sac fut interminable.Un véritable Calvaire,et le mot n'est pas trop fort:je tombai deux fois a genoux !Et pas de marie - madeleine pour me ramasser, sous le beau temps revenu.Les Bellocs restent a faire
   


 
 
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