"En somme la beauté est partout. Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir"
 Faja de la Flores           25,26 Juillet 2009  Martine, Alain Thoueilles, Alain Zanardo, Eric, Guy, Michel, Olivier et Daniel  
 
Sur une idée lumineuse d’Eric, Alain a programmé une sortie en boucle dans la Faja de las Flore dans un décor qui ne l’était pas moins !
Samedi à 11h30 nous quittons le col des Tentes en direction du col de Boucharo, nous laissons à notre gauche la sente qui mène au refuge des Sarradets et empruntons 30 m après le col une sente discrète mais cairnée sur le flanc Est des Gabietous qui nous emmène au col de la Forqueta 2518 m (13 heures) où il est nécessaire de poser les mains pour prendre pied assez rapidement sur la vire de l’Escuzana, de parcours facile, qui sur 1300m de long et une altitude de 2490m à 2640m à sa sortie nous met dans l’ambiance féerique du décor qui nous est promis. Au débouché de la vire, on gravit un pierrier ocre qui nous permet d’atteindre le col du Montarruego(2729m)sous le sommet éponyme qui nous fait basculer sur l’immense face Sud du Cirque de Gavarnie au dessus des falaises grandioses du canyon d’Ordessa( il est 15 heures).
Tout de même, ce pic de Montarruego ou encore de l’Escuzana avec ses 2848m nous nargue au bout de cette arête facile et 15 minutes plus tard nous pouvons admirer de ce pic qui est un remarquable belvédère la face Sud de tous les grands sommets de Gavarnie, des Gabiétous au Soum de Ramond en passant par le Casque et le Mont Perdu entres autres. A l’Est Cotiella et Pena Montanesa, au Sud le splendide canyon d’Ordessa et enfin à l’Ouest, la Tendanera, le massif du Garmo Negro et Pics d’Enfer, et pour finir cette imposante galerie de portraits, le Vignemale face Sud. Que du beau monde !!! « Tous nos amis sont là » P.Merle
Descente dans les éboulis pour monter les tentes sur la confortable pelouse d’Aguas Tuertas (2380m) vers 16h45. Nous posons le sac et repartons à l’assaut du Tozal de Mallo 2220m. Comme dit Martine, faire l’ascension d’un sommet en ....descendant, c’est assez original !
 
 
Effectivement, 180m plus bas après quelques passages vertigineux et tout de même une petite montée, on étaient au sommet du Tozal, où on pouvait constater qu’il y du gaz sur la face Sud prisée par les escaladeurs de haut niveau. De ce sommet, magnifique vue sur l’ensemble de la belle convoitée : la Faja de las Flores, et comme il n’y a pas de miracles il fallait se retaper les 180m jusqu’au bivouac (cette fois en montant) que l’on retrouvait à 19 heures(dénivelé journée 970m). Pour se remettre de tous ces efforts et surtout pour fêter le succès d’Alain à son nouveau diplôme du CAF, Eric a eu la délicatesse et aussi le courage d’emmener un gâteau aux myrtilles et....une bouteille de champagne, délicatement frappé par l’eau fraîche du torrent. Au CAF on ne se refuse rien ! Dimanche, nous ferons la grand messe dans la Faja ! Lever 5 h , départ une fois le camp levé à 6h15 directement dans la vire. Déconseillée aux sujets sensibles au vertige, elle est cependant suffisamment large pour être sûre et cet un enchantement sur près de 3 km, pour découvrir à son débouché (9 h)le spectaculaire cirque de Cotuatero à nos pieds et la Brèche de Rolland au dessus de nous, nouvel objectif atteint à 11h 30 . Retour à la voiture à 14h15 (dénivelé journée 700m).Je n’ai plus de superlatif dans mon vocabulaire pour désigner cette rando de toute beauté .

 

                                                                                                     
                                                                                                                                                                                                                                                                                            


 

Le Mont Perdu  par le col du Cylindre et l'arête Nord Ouest                          Jean Marc, Pascale, Raymond, Daniel     

 

Départ du Parador de Bielsa en direction du Cirque de Pineta, on atteint le panoramique Balcon de Pineta 2500m où nous bivouaquons sous la face Nord du Mont Perdu. Le lendemain, on monte au col du Cylindre 3050m par le glacier Nord, et on prend pied sur l’arête à la gauche du col. On évite le Doigt du Mont Perdu, au grand regret de Jean Marc, arrivant ainsi à la brèche orientale. Nous revenons sur l’arête en esquivant un tronçon très aérien par la gauche, puis, après avoir progressé flanc Sud et être repassé au Nord on descend un mur surplombant pour atteindre la croupe de la pyramide sommitale du Mont Perdu 3355m.

Du sommet, direction le Pico de Anisclo ou Soum de Ramond 3259m (pour faire plaisir à ...Raymond !), puis la Punta de las Olas 3022m et enfin le col d’Anisclo 2463m et sa longue descente vers le Parador où nous retrouvons el coche.

       
 

 
LE CASQUE 3012M LE CYLINDRE 3325 M et le Mont Perdu Les 9 et 10 AOUT 2003 MICHEL ET LUC   DANIEL JEAN MARC


DENIVELE POSITIF / 2410 M
HEURES DE MARCHE PAUSES INCLUSES/ 4 H LE SAMEDI 11H DIMANCHE
Départ du col des tentes 2208m le samedi à 16 h.très beau temps malgré quelques foyers orageux développés sur les
avants monts. Arrivée au col des Isards 2750 m à 19 h.pose des sacs sur les aires de bivouac puis grimpette au
Casque par la voie normale. Retour au camp de base une heure après, nuit calme mais en grande partie sans sommeil
pour tout le monde,
l'altitude sans doute ?
 
Lever dimanche 5h45 départ 6h45 par la vire qui contourne le sommet de la Tour nous prenons l'itinéraire le plus haut qui nous emmène au pied du Cylindre que nous contournons pour atteindre l'Etang Glace (sans glace) et le couloir du Mont Perdu (sans neige à notre grande surprise).arrivée au sommet à 9h30 déja occupé par une cinquantaine de collègues(amateurs de solitude s'abstenir!). Rapide descente et retour aupres de nos sacs et après quelques instants de répit nous attaquons le Cylindre: re-couloir, cheminee(3) équipée sur sa moitié supérieure par une corde et un bon spit puis nouveau passage 3 ( inf) et enfin le sommet beaucoup moins fréquenté que son voisin mais disposant d'un point de vue aussi intéressant.

Nous avions envisagé d'y monter avec les sacs et de redescendre par le couloir ouest pour éviter le contournement en repartant mais tout le monde etait d'accord pour monter léger, quel bonheur sans le sac!! Apres un repas aux pieds des 2 géants nous repartons vers 12h40 pour retrouver le camp de base à 15h: café, cigares pour certains dont je tairai le nom, nous attaquons le retour vers 15h30 croisant un groupe de touristes accompagnés de 2 gamins de 8 ou 9 ans qui cherchaient la voie souterraine pour monter au Casque. Jean marc met ce petit monde sur la voie après les avoir fermement dissuadés compte tenu de l'âge
des gamins et de l'équipement sommaire du groupe (baskets!!), mais foin de nos conseils, tout le monde demarrait comme
des lapins sur la vire fortement exposée au dessus de la falaise surplombant le Pas des Isards sans corde ni assurance et disparaissait dans le trou de la cheminee souterraine. Dieu ait leur âme !!! Pour finir Michel et Luc déguisés en Saint Bernard
(le tonnelet de rhum sous le cou en moins) faisaient passer le fameux Pas des Isards à un couple d'espagnols apeurés.
Retour à la voiture à 17h45 .une super rando!
   

 
 
 

   L’Epaule des Esparrets  Le Baudrimont NW  Le Soum de Ramond et le Mont Perdu    En circuit depuis le Balcon de Pineta

 25/26 Août 2010
Alain Thoueilles. Gérard Chaubet. Daniel Duprat
Belle mais longue et difficile boucle réalisée depuis le Balcon de Pineta :
Mercredi : dénivelé 1300m / 5 h avec les arrêts

Départ du Parador de Bielsa 1280m à 10h30, arrivée
au Balcon de Pineta 2600m à 15h30, bivouac sur des pelouses face à la cheminée d’accès  au glacier, auprès du torrent.
Jeudi : dénivelé positif 1300m, négatif 2600m / 13H avec ½ h d’arrêt
Lever 5 h, départ 6 h après avoir plié les tentes, on arrive sur le glacier à 7h (cheminée difficulté II, bonnes prises mais humides et polies, piton d’ancrage sur le haut permettant une assurance) et à 9h20 à l’Epaule des Esparrets 3077m. La vaste crevasse transversale qui barre l’accès au col  Oriental est pourvue d’un solide pont de neige à son extrémité Est qui autorise le passage vers le col.La descente opposée (Est) du col sur le névé est raide, la corde n’est pas superflue. Nous arrivons au pied du Baudrimont NW que nous escaladons(II) après avoir laissé nos sacs au pied de l’arête (10h35). Après la redescente sur le névé à 3000m, nous utilisons un système de petites terrasses en rocher délité pour atteindre le milieu de l’arête qui mène au sommet du Soum de Ramond ou Pico de Anisclo 3254m/11h45.Pour accéder au col du Mt Perdu et rejoindre l’arête NE de celui-ci, nous reprenons en sens inverse l’arête du Ramond NW jusqu’aux gendarmes qui barrent la descente sur le col. On entreprend alors une désescalade délicate compte tenu de la médiocrité du rocher jusqu’au haut du névé une vingtaine de mètres sous le col (12h30) où après l’escalade d’une quinzaine de mètres (II) on prend pied sur l’arête NE du Mt Perdu dont le sommet est facilement atteint (13h20).Retour par la voie normale, lac glacé, col du cylindre (14h25), traversée du glacier, descente de la cheminée et nous retrouvons le matériel de bivouac à 15h45.Près de 3 h sont nécessaires pour la descente avec un sac et…des jambes lourdes.
 
   
 



 

_PINETA :BIVOUAC DE REVE AU BALCON  Fin Octobre 1993        Jean Marc, Daniel et 2 copains de Jean Marc

           

 La lecture de l’article " Papy’s en détresse à Molieres " dans le dernier exemplaire de la Revue Pyrénéenne , a fait remonter à la surface des souvenirs que j’ai souhaité mettre en texte avant l’oubli  du temps qui passe. Après l’ascension de la Munia décidée au hasard d’une rencontre , puis celle de l’Arbizon pour confirmer, il y a 20 ans ou presque , c’était le début de ma passion pour la montagne  sous la conduite de Jean Marc qui arpentait les sommets depuis déjà quelques années et me prenait sous son aile pour m’initier à l’ivresse des cimes .C’était l’époque des knickers en velours avec chaussettes montantes en laine , des tee-shirts en coton qui pompaient la sueur jusqu’à plus soif et glaçaient le dos , des chemises à carreaux style trappeurs du Grand Nord canadien et des pulls en  laine genre tricotés grand-mère . Quand aux vestes , point de Goretex , MP+ et autres merveilles respirantes et wind-stopper , non , un anorak de ski faisait l’affaire ! Les duvets étaient plus adaptés aux vacances d’été sous la toile qu’aux bivouacs improvisés par grand froid , mais je vous rassure , piolets et crampons existaient depuis belle lurette et on ne se déplaçaient plus en …vélo ou à cheval ! Quand à la corde de 30 m , Jean Marc trouvait déjà qu’elle pesait trop dans le sac et elle était restée à la maison ; C’était l’automne , vers le 20 octobre , une belle fin de saison pour programmer le Mont Perdu au départ de Gavarnie par le col d’Astazou avec une nuit prévue au refuge de Tuquerouye ,l’ancien , le ruiné , qui avait une partie du toit écroulé et dont le confort n’avait d’égal que l’ignorance dans laquelle je le considérais pour n’y avoir jamais mis les pieds . La fine équipe était composée en plus du scribe , de Jean Marc autoproclamé guide et de 2 collègues de travail de la CPAM que je ne connaissais pas encore , soit 3 débutants pour 1 confirmé .Et encore , sur les 2 compères de la Sécu ,un n’était jamais sorti en montagne. Devant mon étonnement pour une première de ce niveau ,  Jean Marc s’empressait de me rassurer en me disant qu’il s’agissait d’un sportif accompli qui faisait ses 100 km en vélo tous les dimanches , ce qui effectivement m’impressionnât et me fit ravaler mes réserves .

     

Quand au second , sa mince expérience était compensée à mes yeux par sa jeunesse puisqu’il alignait sur la balance une dizaine d’année de moins que le trio restant ! Arrivés à Gavarnie le samedi vers 12 h , nous prenons notre repas à 1360m au départ du sentier qui mène à la cabane de Pailla et au refuge des Espuguettes . Vers 13 h la troupe s’ébroue dans la joie et la bonne humeur , arrive sur le plateau de Pailla pour laisser sur la gauche la sente qui monte au refuge et s’élève hors sentier Sud Est à travers bosquets et pelouses pour rejoindre une trace qui remonte plein Sud vers l’intérieur du cirque en passant plusieurs ravins secondaires en direction des Rochers Blancs 2080m où les premières difficultés apparaissent . Premières fatigues après 700m montés au pas de charge avec un sac lourd , premiers cafouillages dans un itinéraire peu évident , passage de quelques barres rocheuses et escalade facile sur un escarpement . A l’approche du torrent , les ressauts se succèdent et on atteint une immense pente d’éboulis où les choses se gâtent. Le cycliste confirmé commence à donner des signes évidents de fatigue et de lassitude , visiblement il n’en a plus sous la pédale et le moral est atteint . Il perd une paire de crampons prêtés par Jean Marc et mal arrimés sur le sac qui feront défaut plus tard , et le jour commence à décliner. Personne ne se rappelait qu’on était passé à l’horaire d’hivers et que la nuit tombe vers 18 h à cette époque surtout lorsque le ciel est plombé ! On monte avec de nombreux arrêts cet éboulis en direction du col pour se heurter à une muraille rocheuse qui défend les abords de ce col . Deux passages délicats permettent de le franchir , mais nous sommes pratiquement en pleine nuit et c’est vers 19 h à la frontale qu’on arrive au col en ordre dispersé : 2951m soit 1600m depuis le départ ! Après une courte pause on s’engouffre dans un couloir enneigé coté balcon de Pineta en direction de l’étang glacé 2600m , repère naturel d’accès au couloir de Tuquerouye pour atteindre le refuge du même nom . Un vent violent et une neige piquante nous accueillent sur le versant espagnol , c’est à ce moment que Jean Marc pris d’une envie pressante s’écarte du groupe et …..le vent emmène la carte IGN qu’il avait négligemment mis dans la poche arrière de son pantalon . Nous voila sans carte , avec un vieil altimètre très approximatif , dans la nuit , pataugeant sans guêtres et en chaussures d’été dans la neige , visibilité nulle ! Nous tournons , retournons dans tous les sens à la recherche de ce fichu lac que nous ne trouvons pas . Il est 21 h et les collègues de Jean Marc sont au bord de l’émeute , il faut prendre une décision .
Bivouac ! Si possible à l’abris du vent et de la neige ! Tu parles , rien pour s’abriter si ce n’est un vague recoin de rocher où on s’installe pour une nuit de galère : tempête , neige , grêle , froid , rien ne nous sera épargné ! On s’enroule tant bien que mal trempés jusqu’aux os dans duvets et couvertures de survie , mais notre ami cycliste décidément inspiré échappe sa couverture de survie dans la tourmente !!!Le généreux Jean Marc lui donne la sienne et vient se serrer contre moi pour partager la mienne. Nuit divine nuit câline ! Au petit matin , après une longue nuit blanche , le vent avait cessé , il faisait un bon -10° et la visibilité revenait doucement avec le jour . Il nous fallait peu de temps pour réaliser qu’on se trouvait à 800m à peine à vol d’oiseau en contrebas de l’étang glacé donc pas très loin du refuge que l’on rejoignait rapidement pour prendre enfin une boisson chaude . Il n’était plus question de poursuivre vers le Mont Perdu , il fallait prendre le chemin du retour genre retraite de Russie ! Mais la descente de la face Nord du couloir de Tuquerouye entièrement glacé posait le problème des crampons perdus . Heureusement , des traces de pieds dans la glace facilitait la descente et Jean Marc retrouvait dans son sac un bout de corde pour attacher son collègue .
Arrivés au croisement de la sente qui remonte à la Hourquette d’Allans , notre Poulidor du dimanche refusait fermement de revenir à Gavarnie par ce chemin et on lui proposait de descendre au barrage des Gloriettes où on le récupérait avec la voiture . Fin de partie ! Finalement tout s’est bien terminé , pas d’accident , quelques gelures sur les pieds de Jean Marc qui en a gardé longtemps les séquelles et une vocation d’alpiniste contrariée pour le cycliste qui n’a jamais remis les pieds à la montagne ! Surtout des souvenirs plein le cabestron ! Quelques années après , un week-end de Juillet , on repartait , Jean Marc et moi par le même chemin pour faire la boucle complète Gavarnie , col d’Astazou , balcon de Pineta , glacier Nord du Mont Perdu , col du Cylindre , bivouac près du lac glacé sous le Cylindre , Mont Perdu et retour par le col de la Cascade , la Tour , la Brèche de Roland et l’échelle des Sarradets . Un vrai bonheur !!!

 

La Suca         Octobre 2006  Jean Marc, Michel et Daniel

 
 Jeudi après midi, nous avons « l’effet tunnel » inversé, en effet en débouchant sur le versant espagnol nous trouvons…la pluie ! La deuxième surprise nous est réservée par l’état de la piste qui va de Puertolas à Plan Canal. La dernière fois que nous l’avons empruntée il y a un an pour faire les Sestrales, c’était un boulevard, on aurait pu y monter avec n’importe quel véhicule classique, ce coup ci ce fut une autre histoire et le 4x4 de Michel a eu de la peine pour passer certains obstacles. Il semble, à voir les engins de chantier, qu’elle soit en voie d’aménagement, mais pour le moment on est loin du compte, on ne saurait trop vous recommander d’attendre un peu pour l’emprunter !
Compte tenu de cela, nous n’avons pas été surpris de trouver la cabane vide, elle n’a pas changé depuis sa récente rénovation, il manque toujours une table et des bancs pour lui donner le confort que mérite son architecture de bonne facture.
 
Le lendemain, surprise,nous retrouvons le beau temps pour prendre, direct au nord de la cabane, au jugé, la direction du Basones, puis du tozal de San Vicenda, du cuello Viceto pour atteindre les vastes gradins qui donnent accès au col entre la Suca et la Zuca Punchada, la montée au sommet est sans problème(4 heures depuis la cabane). La vue est superbe tous azimuts bien que légèrement voilée, le Mt Perdu et ses voisins le Soum de Ramond et la Punta de las Olas (las Tres Sorores) sont les seuls a être recouverts de neige sur le sommet. La température est plus que clémente pour la saison, le coin est désert à souhait, nous n’avons trouvé aucune présence humaine, seuls vautours isards et chevaux peuplent le secteur, un véritable paradis sauvage et un relief étonnant de beauté et de contrastes. Le retour à la cabane se fera en 3 heures ponctué de nombreux arrêts contemplatifs, le bal d’une importante colonie de 30 à 40 vautours sur une carcasse de mouton méritait notre curiosité, le phénomène est assez rare à observer.
Retour à Astaffort vers 21h30.
   
 
 
 

Pic de Sestrales         24 et 25 novembre 2005   Michel et Daniel

Prévisions météo très pessimistes pour le 25 nov , perturbation de N/O avec chutes de neige à 1000m . Nous la jouons prudence et espérons que le massif du Mont Perdu fera écran et arrêtera la perturbation . Nous optons pour le versant espagnol et les modestes Sestrales depuis la cabane de Plan Canal 1741m .


Pour le jeudi , bonne pioche , il fait -4° coté français du tunnel et +10° coté espagnol baigné par un beau soleil ! L’optimisme est de rigueur à la cabane balayée par un vent glacial qui descend du Mt Perdu mais sous un soleil couchant superbe . La cabane vient d’être refaite , source à 100m , cheminée mais pas de bois !!! , mobilier inexistant hormis 2 bats-flancs en pierre , tout baigne !


Le lendemain matin nous partons à 8 heures dans un léger brouillard qui sous le soleil levant donne au Castillo Mayor des airs de grand sommet .Mais joie de courte durée , une fine neige commence à tomber et nous passons sur les 2 sommets avec une visibilité nulle ce qui est dommage compte tenu de la qualité du site .Nous retrouvons la cabane vers midi sous une légère couche de poudreuse et reprenons le chemin du retour pour trouver un temps encore plus médiocre coté français.

 

Jean Marc qui a voulu jouer aux déménageurs bretons , était absent , le dos en vrac
 

     
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Pico de Mondoto 1962m                                                                               
Pueyo de Mondicieto 2382m
 

  Groupe CAF/ Agen d’Alain Thoueilles (11 participants)
Samedi 12 Avril 2014 : pico de Mondoto
Dénivelée 600m, 2h45 AR. Depuis le village de Nérin, départ 1350m à 13h10 à la barrière de la piste qui monte au col d’Arenas, sommet du Mondoto à 15h. On surplombe le magnifique canyon d’Anisclo avec 1000m de contrebas. Retour par le même itinéraire et installation au gîte Albergo d’Anisclo à Nérin (Très bon gîte, prix raisonnables).
Dimanche 13 avril 2014 :Pueyo Mondicieto
Dénivelée 1000m, durée 6h45 AR. (+ les pauses contemplatives  sur la magnifique face Sud du massif du Mt Perdu)
Départ du même endroit que la veille à 7h10 (1350m), montée au collado d’Arénas (8h40) et arrivée au Mondicieto à 10h30.Formidable point de vue sur toute la face Sud du Mt Perdu, sur l’envers du cirque de Gavarnie, sur l’ensemble Sestrales, Castillo Major, Pena Montanesa et massif du Cotiella à l’Est, sur la Tendenera ,Tellera et Pena Colarada à l’Ouest. Descente en boucle au col inférieur de Goriz (2185m), passage à la cabane fermée du col d’Arenas (12h30) et retour en circuit par les croupes de la Estiva (2005m) pour atteindre les véhicules vers 15h.
 
                                                                           
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Le Mt Perdu en boucle avec la Faja de las Flores          


Michel, Mathieu et Daniel
3,4 et 5 Août 2014
Départ du col des Tentes à 10h, au Port de Boucharo on prend la sente à flanc gauche en direction de la Forqueta del Gabieto 2517m, puis nous remontons la vire de l’Escuzana et le col (2729m) sous la Punta de l’Escuzana pour redescendre à Aguas Tortas et s’engager dans la Faja de las Flores. A la sortie de celle-ci nous remontons en direction de la Brèche pour laisser cet itinéraire vers 2400m et obliquer plein Est sur de larges pelouses au dessus du cirque de Cotatuero sous le pic del Descargador jusqu’à notre premier emplacement de bivouac vers 2500m (17h).
Le lendemain, départ à 7h en direction du col de Millaris (2457m). Nous prenons une sente plein Est en direction du refuge de Goriz que nous laissons une centaine de mètres plus bas lorsque nous retrouvons le sentier qui va du refuge au Mt Perdu vers 2400m. Sommet du Mt Perdu vers 12h30, puis col du Cylindre, traversée du glacier Nord, descente de la cheminée (points rouges de repérage sur les rochers et anneaux métalliques scellés en haut et à la moitié de la cheminée pour assurer la descente), nous installons notre 2ème bivouac sur les pelouses du Balcon de Pineta à 2500m.
Troisième jour, départ 7h, montée au refuge de Tuquerouye (2669m), descente du couloir Nord, montée à la Hourquette d’Allans  (2430m), passage près du refuge des Espuguettes et arrivée dans le village de Gavarnie à 12h30. Il ne nous restait plus qu’à récupérer le véhicule resté au col des Tentes.
 
 











La Pala de Montinier                              
 

Sortie Caf d’Agen groupe Alain Thoueilles (10 participants)

7 et 8 novembre 2015

Samedi : les miradores de la garganta d’Escuain, le dolmen et le circuit des ermitages de Tella

Dimanche : la Pala de Montinier au départ de Tella et la crête jusqu’à la Punta Facera 

Dénivelée 1217m, distance 15 km, durée 6h30 sans les arrêts

Départ 6h55 à 1500m sur la piste menant au vaste plateau de l’Estiba. A partir de 2100m on grimpe directement depuis le balcon de la Pala sur le flanc escarpé de la Faixeta Palomin pour rejoindre la crête à l’altitude 2400m et la poursuivre intégralement sur 2 km pour gravir le point culminant de la Pala de Montinier 2593m ou Pena Fortanus. Nous quittons l’arête à la Punta Facera 2521m à 12h15 après une pose casse-croûte contemplative face aux Tres Sorores (Mt Perdu, Cylindre et Soum de Ramond ou pico d’Anisclo). Descente directe sur l’épaulement Sud pour rejoindre au retour en boucle la base de la Pala et retrouver les véhicules à 14h30.