Randos dans les
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PYRENEES CENTRALES

BIGORRE


       Le Col de Couradète
 
 

« le montagnard est un moraliste, en affrontant les hautes cimes il cherche sa vérité, non celle de la montagne à jamais secrète, mais la sienne propre, et plus il s’affronte à elles plus sa vérité se réveille... »     

PIC DE LA PEYRE – PIC DE BALLONQUE 14 et 15 février 2009 Encadrement : Alain Thoueilles, Guy Souchère.Participants : CAF Agenais ; 8 personnes



Un compte-rendu d'un lyrisme étonnant de la part de notre prolixe ami Alain :

 Pour l'amour de la St Valentin, une randonnée qui tombe à pic ! Une escapade sur des neiges bigourdannes, c'est bon pour le moral, excellent pour déclarer sa flamme ........d'évasion sur les chemins que notre troubadour d'Astaffort qualifierait "de traverse", dans les superbes vallées de LESPONNE et d'ARIZES, nous conduisant à l'ivresse sommitale respective des Pics de la Peyre et de Ballonque. Ce week-end de la St Valentin était bien le centre du monde, sous le proéminent Pic du MIDI DE BIGORRE, pour deux quatuors battant la mesure en deux quatrains de ver(t)s cafistes, à la rime féminine ; Hélène, Isabelle,Nicole, Périne, conjuguée à la rime masculine ; Daniel, Gérard, Guy et Alain.

 
Samedi 14 février 2009 .Le PIC DE LA PEYRE 1821m. Dénivelées 950m. Durée 5h45Un quatrain d'atmosphères Aux plus hautes maisons du hameau de Vialette, à midi, nous avons chaussé nos raquettesà neige sur la route forestière menant au col de Couret. La belle clairière du cortail de la Glère( 1145m ) nous a offert une première image d'un lieu merveilleux à souhait, dans une ambiance« grand nord », pour en tomber assis.......... sur un tronc d'arbre couché débranché, afin de repaître nos yeux et notre appétit de bouche, tout près de la charmante cabane pastorale endormie. Après quoi, on s'en est allé percer le silence de la forêt en poursuivant sur la piste d'abord, puis lors d'une traversée sur la crête dans la brouillard, sous une haute futaie de vénérables sapins tout de blanc revêtus. C'était un cheminement élégant à ne pas en douter, ou il n'y avait nullement de trace, si ce n'étaient celles creusées en profonds sillons par des sangliers dans une neige abondante tombée les jours précédents.Changement d'atmosphère, après s'être extirpés du brouillard au dessus de la forêt à 1600m. La pente dégagée qui conduisait assez facilement au sommet révèlait une neige dure ou le vent avait talentueusement dessiné à coups de balai des arabesques éblouissantes de « roses de glace »constellées de flammes étincelantes de givre opaque sur des brindilles de bruyéres séchées.C'était un précipité de diamants sur lequel nos pas osaient à peine s'aventurer. Nous marchions avec regret sur ces structures qui se brisaient malencontreusement dans un chant cristallin. L'arrivée au Pic de la Peyre (1821m 15h40) au bout d'une longue arête ourlée d'une gracieuse corniche immaculée, avec en face de nous le Pic de Montaigu , nous offrait un tout autre spectacle féerique. Sur une infinie mer de nuages, se dévoilait un panorama digne de grands sommets dont les cimes, telles des iles, émergeaient de la marée cotonneuse, sous un grand soleil rayonnant dans le ciel pur.Sur le chemin du retour, la magie des masses nuageuses combinée à un phénoméne de diffraction (réfraction de la lumière par les cristaux de glace), apportait la dernière touche d'écriture magique d'un quatrain d'atmosphères. Un halo dit « Spectre de Brocken » soudainement apparu et .dans lequel nos silhouettes s'auréolaient d'un arc-en-ciel dans un cercle lumineux, nous précédait tel Moïse sur les flots, dans une invitation à la lévitation des âmes et des corps, avant de replonger dans la mer de nuages .........Nous avons retrouvé la porte de sortie, avec un retour sur terre à 17h45 ou nos voitures nous ont matériellement conduit au sympathique gîte du Peyras ( 18h30) pour des retrouvailles réelles et chaleureuses à huis(t) clos, devant un bon feu de bois et nous enflammer autour d'un savoureux dîner, toujours savamment concocté par notre « Maître Queue » de service au feu sacré, Le Guytou


Dimanche 15 février 2009.Le Pic de BALLONQUE (2285m) Dénivelée 1050m. Durée 8h
Un quatrain d'émotions ! Il était 8 heures, au dessus de Gripp-Artigues (1270m) on quittait la route de la Mongie,au niveau d'une stèle dressée au bord de le D918, en mémoire aux vaillants porteurs du Pic du Midi qui jadis approvisionnaient  les astronomes de l'observatoire, pour remonter le vallon d'Arizes bien éclairé par un soleil généreux. Tout en suivant prudemment une partie de l'itinéraire des porteurs du pic, jusqu'au grand plateau sur une neige dure croûtée,notre première pensée était tout naturellement dédiée à ces forçats de l'histoire. Le Pic du Midi de Bigorre dans son habit de neige et de lumière, omniprésent, nous a accompagné constamment en nous offrant par son côté le moins civilisé, une des vues saisissantes ,les plus spectaculaires et esthétiques. Il s'agit d'une course à réaliser autant que possible en hiver,en dehors des périodes d'affluence touristique, pour en apprécier comme ce jour, sa superbe austérité dominante ; deuxième point fort de la journée.Un ressaut nous élévait toujours avec précautions, à la cabane d'Arizes (1730m – 11h )assoupie dans le creux du vallon. Puis par monts et par vaux, sur de belles ondulations on s'était vu partir à la recherceh du discret lac d'Arizes bien enfui sous la neige, pour finalement nous retrouver sur un éperon (2070m) en surplomb du lac , sous le Col d' Arizes, avec une pause casse-croûte bien méritée à 12h15. Essayant de compenser notre erreur d'apréciation de 60m de dénivelée supplémentaire, alors que Daniel parti en fin limier, tel Indiana Jones à la recherche du Saint Graal, avait su débusquer le trésor caché dans le splendide paysage étalé sous nos yeux ! A notre droite le Pic de Bellonque s'affichait irrésistible. Une haute coume franchie sur un cheminement varié, une pente assez forte gravie avec attention soutenue, puis un panorama qui s'élargit à chaque pas voilà les ingrédients savoureux pour une arrivée triomphale au sommet qui laisse sans voix. La magnifique vue, du Néouvielle jusqu'à l'Ariége était la récompense de nos efforts accomplis. ( c'est un pic bien fascinant à gravir en hiver ) La descente dans la combe méridionale sous le col de Ballonque rapide et enchanteresse sur une neige porteuse qui commencait à se ramollir, fût un véritable ravissement avec l'heureuse rencontre d'un liévre bondissant allégrement. L'itinéraire de montée était retrouvé sur le grand plateau (1600m) avec une boucle écrite et décrite pour un dernier quatrain d'émotions.Les voitures de la route de la Mongie, sous le coup de 16h, avaient fait revenir tout le monde à la réalité du temps présent. D'un temps ou les coups de soleil attestaient d'un week-end superbe de la St Valentin, vécu par des amoureux de la montagne, partis à la recherche d'une aventure et d'un plaisir .......... nature .
Alain Thoueilles.

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Le Liset de Hount Blanque et la vallée de la Gaoube                   
 
 
       Caf d’Agen groupe Alain Thoueilles (17 participants)

11 et 12 Janvier 2014

Samedi : le Liset de Hount Blanque au départ du Peyras
Dénivelée 850m durée 4h15. Départ du gîte du Peyras 850m à 12h15 en diection de la Croix du Peyras 1260m, du Soum de Castet 1591m pour atteindre la borne géodésique du sommet du Liset de Hount Blanque 1941m à 14h15. Retour au gîte par le même itinéraire.
Dimanche : la vallée de la Gaoube et le sommet du Tuhou Gran 1911m
Dénivelée 816m durée 8 h avec les arrêts. Départ du plateau de Payolle 1095m à 8h15, passage au Courtaou des Esclozes , ancien hameau pastoral avec une très belle cabane restaurée (ouverte 12 places), remontée de la vallée jusqu’à la cabane du Pla des Gats 1668m (abri très sommaire). Nous montons jusqu’au verrou au dessus qui permet l’accès au lac de Montarrouye, mais le passage étroit est encombré par de nombreuses avalanches. Nous décidons de ne pas nous y aventurer et repartons vers l’Ouest  pour monter sur la crête qui domine la vallée de la Gaoube pour atteindre le débonnaire sommet du Tuhou Gran 1911m. Retour par la crête jusqu’au dessus du Courtaou des Esclozes sur lequel nous redescendons pour retrouver l’itinéraire de l’aller et rentrer à Payolle.
PS : très bonne ambiance samedi soir au gîte du Peyras autour de l’excellente daube à la joue de bœuf préparée par Nicole






 

Mount Agut de Betpouey 2157 m          08 et 09 Décembre 2012 -  Groupe CAF d’Agen Alain Thoueilles et Guy Souchère (18 participants)

documents/le-mount-Agut-de-Betpouey.doc  (Respyr)

 
Guy Souchère a décidé de mettre fin à son rôle d’accompagnateur -montagne en collaboration avec Alain Thoueilles pour se consacrer à la photo animalière. A cette occasion une petite fiesta à été organisée le samedi soir au gite d’Yves Pomié à Barèges.
Le samedi après-midi petite mise en jambe en raquettes  au départ de la station de ski de Barèges jusqu’à la cabane d’Aoube dans le vallon du même nom sur une neige fraîche et profonde.
Dimanche, après une nuit assez courte, nous partons du village de Betpouey vers les granges d’Alet, Soubralet, Mazouaous, la Hourquette de Mount Agut et le sommet du Mount Agut 2157 m, atteint  en 3h45 sous un soleil superbe. La descente sera beaucoup plus rapide en 1h45. Le secteur, compte tenu des excellentes conditions de neige, est très apprécié par les skieurs de randonnée. 
 
 
 
                                                                                                                                     

                                                                                                                               
 



 

Le Soum de Marianette 2354m          Mars 1995 Jean Marc, Pascale, Raymond,  Daniel
 


 

Départ du virage d’Artigues 1350m sur la route de La Mongie, nous traversons le GR10 qui sur notre droite(Sud) monte au col du Bastannet, et prenons à flanc sur notre gauche pour atteindre vers 1570m la cabane qui se trouve sur le plateau de la Béziaou .Confort sommaire, cheminée et un peu de bois à proximité.

La neige est présente depuis le départ de la voiture.Le lendemain nous laissons nos affaires dans la cabane et revenons sur nos pas de la veille pour atteindre une espèce de col qui donne accès à une crête assez large qui sépare le vallon du Garet dans lequel se faufile le GR10 de celui de la Gaoube à l’Est et monte jusqu’au pic de Montarrouye en passant par le Soum de Marianette, notre objectif du jour, le temps est superbe.Retour par le même chemin, mais les accidents arrivant souvent dans les endroits faciles où la vigilance se relâche, pendant que je discutais avec Jean Marc un crampon automatique se défait, sans doute mal fixé, et me déséquilibre.

Je tombe sur une plaque de neige soufflée par le vent et glacée et part en glissade. J’essaie d’utiliser mon piolet pour m’arrêter mais j’avais déjà pris trop de vitesse et celui-ci m’est arraché des mains malgré la sangle passée au poignet. Sous le choc je me retrouve à plat ventre tête en avant et je me dirige à toute allure vers un couloir très pentu qui descend côté vallon de la Graoube.

Descente tout schuss sur 200 ou 300m de dénivelé pour atterrir fort heureusement dans une sorte de mini cirque en neige molle qui arrêtait la chute. Grosse frayeur, quelques blessures sans gravité.


Leçon à retenir :Apporter beaucoup de soin à la fixation des crampons et maintenir la vigilance au plus haut niveau à tous les instants !
 



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Le Col de Couradète en circuit par Campana de Cloutou                 



 
            Groupe Caf/Agen d’Alain Thoueilles (9 participants)
12 et 13 Mars 2016
Samedi 12 : Départ du lacet de Garet jusqu’au refuge de Campana de Cloutou  2225m
925 m de dénivelée, 4h, distance 6.6 km
Dimanche 13 : montée au col de Couradette 2403m pour retour par le vallon de la Gaoube jusqu’à Payolle. Dénivelée positive 440m et négative 1500m, durée 6h30 sans les arrêts, distance 14,3 km
Départ du refuge 6h45, col de Couradette en 1h20,descente dans le vallon de la Gaoube, lac et cabane de Montarrouye (1920m /10h), cabane du Pla des Gats 1668m/11h30 (casse-croûte au soleil)
Plateau de Payolle 1080m à 14h. Il ne restait plus qu’à récupérer le véhicule laissé la veille au lacet de Garet.